
Au commencement était le Verbe (la Parole), et le Verbe était la Pensée( Dieu)...
...et le Verbe était tourné vers Dieu (la Pensée). Tout fut créé par le Verbe et rien de ce qui fut créé ne le fut sans le Verbe. En le Verbe était la Vie et la Vie était la lumière des hommes, et la lumière brille dans les ténèbres et les ténèbres ne l'ont pas comprise.
La Pensée était hors de la matière, hors du temps, elle n'existait que par rapport à elle-même. Or pour se manifester, il faut un Auditeur qui écoute la Pensée. Car la Pensée est faite par nature pour être transmise de l'un a l'autre. Si non elle reste à l'état pur de Pensée, ultime situation avant l'inexistence.
Donc la Pensée commença par créer le Verbe (la Parole) pour pouvoir s'énoncer elle-même.
Puis elle conçut comme un canevas, support essentiel pour créer le réceptacle capable de recevoir la Pensée a travers la Parole.
Ce canevas, c'est la création de la matière et donc du temps. Mais il fallait mettre de l'ordre dans ce chaos originel de fil. C'est ce que fit le Verbe en séparant la Lumière des Ténèbres, le bien du mal, la morale de l'Esprit.
Maintenant il fallait trouver l'Auditeur idéal, alors le Verbe commença par créer les éléments, puis les êtres vivants. Mais tous les êtres qu'il créait se confondaient au canevas, Il du parfaire sa trame mais du coups ils disparaissent en tant qu'individus, se fondant dans la Nature. Le Verbe trouva que c'était bien, mais pas encore satisfaisant.
Les animaux une fois créés, le Verbe créa l'Homme. Alors se produit un phénomène qui n'était jamais arrivé avec les autres créatures. L'homme se démarqua de la Nature en prenant un certain recul par rapport à la création, il l'observa et pris conscience de son existence et de sa propre nature ; il pensait ! Aucun animal ne l'avait fait avant lui. L'homme était vraiment à l'image et ressemblance de Dieu. Et Dieu vit ce qu'il avait fait, voilà, c'était très bon : sixième jour de la création !
Une chose en amenant une autre, l'Homme voulut se situer lui-même par rapport à la création. Ce qui l'obligea à imaginer une méthode pour se définir lui-même ainsi que la création.
Il compris très vite que l'univers n'était pas le fait du hasard et que probablement il y avait un Créateur a l'origine. Il démarra sa recherche dans le seul champ d'action disponible ; la Création, le monde matériel qui l'entoure.
Restant au contact avec la nature environnante, il cherche dans sa vie une définition satisfaisante, mais sans succès car il revient toujours au point de départ. Il décide donc d'explorer la création elle-même pour y trouver une réponse.
Pour ce faire, il ne se préoccupe plus uniquement de sa survie matérielle mais il s'interroge et interroge son environnement. C'est un véritable cri existentiel : « de qui, de quoi suis-je né ? »
Il ne reçoit aucun échos en retour, mais l'interrogation pose déjà le problème. Le temps d'assimiler son premier essai, il se retrouve quelques pas plus en avant dans sa vie. Décidé à ne pas se rendre sans lutter. Il lance à nouveau ce même cri, mais avec l'expérience acquise lors du premier coups.
Il reçoit alors, dans son esprit, un échos résultat de la rencontre de ses deux cris car ils sont convergents : même s'il n'est pas encore une réponse satisfaisante, il lui donne déjà une orientation, un cap à suivre dans le cheminement de sa pensée. Ce sera une nouvelle base pour continuer sa recherche.
La raison et la science ne suffisent pas pour connaître la solution, mais il s'en approche et pressent cet orient vers l'Eden, fruit d'un raisonnement intellectuel, mais déjà proche de l'esprit.
Fort de cette expérience, il dirige son regard vers le haut. Son esprit ne va plus interroger la science ou la raison, mais la déraison, la foi, la dimension mystique. C'est le dernier bastion qu'il n'a pas encore conquis. La réponse ne se fait pas attendre, aussitôt lancé, ce même cri de l'Ame, renvoi son écho. Il y a aussi concordance au niveau spirituel, une nouvelle base apparaît qui donne un sens à l'esprit. En suivant ce nouveau chemin, la foi croise la raison, c'est le centre de l'homme ! La Pensée universelle se trouvait dans sa propre pensée !
Conclusion apparemment facile ou évidente, mais il fallait, en fait, parcourir ce chemin étroit mais nécessaire, au travers de l'aventure humaine qui reste individuelle et personnelle.
PS: Le raisonnement décrit ici correspond á un théorème du cercle que vous pouvez retrouvez par vous même.