LA RELIGION

 

RETOUR


LA RELIGION

 
La Vie que génère le Christ dans le cœur d'un homme qui s'ouvre à Lui, car il avait faim et soif de Dieu, n'a rien en commun avec la religion. Au plus haut de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, Dieu a disposé sa Loi , les Dix commandements, pour écraser l'Âme par l'obligation de respecter des préceptes que l'homme n'a jamais été capable de respecter.
La Loi est non seulement un code de morale, mais aussi la pratique d'une religion : " Maudit seras-tu si tu n'écoutes pas la voix du Seigneur ton Dieu en veillant à mettre en pratique tous les commandements de cette loi", "Maudit seras-tu et voici les malédictions qui viendront sur toi et qui t'atteindront". C'est la perfection de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, son couronnement par la religion sous le coups de l'Impératif catégorique qui résume toutes les pratiques religieuses en groupes organisés : le Devoir, l'Obligation, la Soumission.
L'analyse de la motivation des hommes d'église qui pratiquent leur religion, finit par prouver qu'ils ont peur de manquer à leur pratique. L'homme de la pratique religieuse n'a pas une religion basée sur l'amour, mais sur la peur et le devoir.
La religion des homme est un édifice construit hors du Paradis, après la chute originelle. A aucun moment Dieu a réuni plusieurs hommes dans le jardin de l'Eden, par Sa grande miséricorde ,Il fit un seul homme pour lui tenir compagnie. Quand le Christ parle à Dieu, il le fait en solitude, dans l'intimité de son amour. L'authenticité de cette situation n'admet pas la pluralité, voila l'attitude de l'homme qui s'ouvre au Christ. Le Maître nous enseigne ensuite que la religion des hommes n'apporte pas le Salut, et Il sanctionne la religion du Sinaï en ces termes :" Je suis la pierre fondamentale de l'édifice : celui sur qui elle tombera, elle l'écrasera."
L'origine de cette religion remonte à la réaction d'Adam quand, se voyant nu, il se fit un pagne de feuilles de figuier pour se couvrir. A partir de ce moment , tous les hommes ont ressenti le besoin impératif de se couvrir spirituellement. La religion, créature bicéphale qui se traîne au grès des méandres de l'existence cherchant à sortir de sa propre mort spirituelle qu'elle ressent en elle- même, doit atteindre sa fin et s'éteindre. La religion doit mourir pour que le Christ s'installe. C'est pour cette raison que les juifs ne reçurent pas le message de l'Évangile, car ils ne voulaient pas se défaire de leur religion de la Loi de Dieu.
Que furent par la suite les autres religions des hommes, sinon une version mise à jour des méandres de la mort spirituelle des juifs ? L'église catholique, les églises protestantes, les nouvelles religions qui agglutinent sous leur coupe les pauvres hommes de ce siècle, elles mangent toutes du même fruit : le devoir, la soumission, la pratique.
Il est possible de dénoncer l'erreur dans la pensée contemporaine de ces hommes très honorables qui cherche la source de leur spiritualité dans la Loi, même s'il s'agit de la Loi de Dieu. Non pas que la société puisse vivre sans Dieu et sa Loi, mais parce que le vrai fondement est le Christ. Seul le Christ peut réfuter les péchés du monde : " parce qu'ils ne croient pas en moi" dit la Parole.
Mais voila, le Christ n'est pas la religion, c'est la Vie.
Quand le Christ condamne le peuple juif, cette condamnation est destinée au peuple le plus religieux qui soit, avec une pratique religieuse de deux mille ans d'âge. Car la bataille fondamentale entre "La Vie" et "La Loi" fut présentée par le Christ aux hommes de religion qui représentaient le Temple de Dieu sur terre, elle avait été promulgué par Dieu au Sinaï, et donc, détenait le droit absolu à la religion. Le message étant, non pas que la religion des juifs était mauvaise, mais que le Christ venait offrir la Vie aux hommes sans pratiquer la moindre religion. Il aurait fallut alors en terminer avec le Temple et les pratiques, ce qui était inacceptable pour les professionnels de la religion qui ont tué le Christ pour ne pas perdre leurs privilèges.
Le même phénomène se reproduit ensuite tout au long de l'histoire du Temple de la religion des païens : le système religieux va étouffer la Vie spirituelle intérieure de l'homme au profit de la pratique religieuse et de la morale. Nous savons tous que la religion et la morale de l'Occident chrétien durant les deux derniers millénaires ont été au moins aussi contraignantes que celle du peuple juif.
La conclusion est évidente, car de la même façon que le Christ plante la semence de la Vie hors de la religion, l'arbre de la vie ne donnera son fruit que si l'homme abandonne la pratique de toute religion et renonce à l'arbre de la connaissance du bien et du mal :"pars de ton pays, de ta famille" demandait Dieu à Abraham, le père de notre foi.
Revenons aux fruits de l'arbre de la vie, notre principale préoccupation. Quand l'homme reçoit la semence qui donne la vie en s'ouvrant au Seigneur et prend soin de son Âme, il obtient le Salut par le Sang du Christ, et ceci sans pratiques ni œuvres morales ou éthiques, pour éviter tout orgueil de sa part. Après quoi Dieu espère que l'homme lui-même produira des fruits de l'arbre de la vie, car il aura été greffé à cette nouvelle cèpe qui est le Christ. Le fruit de l'homme de Dieu c'est que l'Esprit de Dieu repose sur lui, et le fruit de l'homme de Loi est que, plus il est honnête avec son éthique, plus il est loin de recevoir l'Esprit. Cet homme de la loi pourra, sous l'emprise de la loi, être un honnête homme ( chez les juifs qui respecte les 613 commandements) mais il ne recevra pas pour autant l'Esprit de Dieu qui jaillit de son intérieur pour régaler les autres avec la présence même de Dieu.
Un homme soumis à la Loi et qui la respecte au doigt et à l'œil est un héros. Dieu sait bien que personne est capable de la respecter, bien que nombreux sont ceux qui se disent honnêtes et moraux (je n'ai pas tué, je n'ai pas volé, je suis un bon père de famille!) Est-ce bien là, l'attitude de celui qui cherche Dieu? Le Seigneur dit qu'il viendra à ceux qui se feront comme des enfants pour recevoir le règne des cieux. Le signe distinctif que recherche Dieu est la présence du Christ dans le cœur d'un homme qui l'a accepté comme son Sauveur. Dès lors qu'il l'aperçoit, il envoie aussitôt son Esprit de Vie à travers le Christ qui est déjà installé dans cet homme.

L'ARBRE DE LA CONNAISSANCE DU BIEN ET DU MAL         L'ARBRE DE LA VIE
                         ------------------                                                                  -------------
                        Religion = Devoir                                                          Esprit = Amour

                                 Mort                                                            Commandement de l'amour 

                            Loi de Dieu                                                                      Grâce

                             ÉTHIQUE                                                                         VIE

Racine :     La raison et la conscience                                                  Racine :   le Christ

Ces deux arbres sont décrits dans la Genèse, ils sont présents devant l'homme pour qu'il puisse opter pour l'un ou pour l'autre. Les racines du premier ( arbre du bien et du mal ) pénètrent profondément dans " ton pays, ta famille", c'est à dire que cet homme cultive en lui les codes de la morale qu'il a reçu de ses parents, d'ailleurs il les pratique ou il ne les pratique pas, c'est selon! Il s'alimente aussi des normes et coutumes de tous genre produites par la société. Les racines du deuxième ( arbre de la Vie ) puisent la sève dans une source d'eau vive que Dieu fait jaillir du cœur de celui qui s'est unit au Christ en l'acceptant comme Sauveur et Seigneur.
Dans le subconscient de l'homme qui persiste à suivre l'arbre de la connaissance du bien et du mal, il y a la préoccupation du Devoir, mais comme il ne peut pas respecter la Loi dans sa totalité, cette contradiction fait naître, petit à petit, sa mort spirituelle.
Par contre, l'arbre de la vie produit un fruit différent du devoir, c'est l'Amour. La terre ou se trouve planté cet arbre, la Bible l'appelle "la terre promise" où il existe déjà un nouveau commandement donné par le Christ,( voir l'Évangile selon Jean, chapitre XV.)