LA MORALE

 

RETOUR

 

L'ARBRE DE L'HOMME

Dieu planta dans le jardin de l'Eden un arbre qu'il désigna "l'arbre de la connaissance du bien et du mal" et Il prescrivit á l'homme :"le jour ou tu en mangeras, tu devras mourir"

 

LA MORALE

Dans le courant de l'histoire de l'humanité, mais aussi dans la formation individuelle de l'homme, de son intérieur, il a existé une force puissante et continue qui ne peut se flétrir. Elle mène à la formation personnelle de l'homme. Elle prend sa source dans la Genèse et débouche dans la morale des peuples.

Un peuple se distingue dans l'histoire car il a été le berceau de nombreux autres, c'est le peuple Juif, il a été chargé par Dieu de transmettre a l'humanité les textes relatant spirituellement la création. Grâce à ces textes il est possible de connaître la définition de l'homme spirituel : son essence, ses espérances, ses défaites.

L'homme a échoué, il faut donc rechercher à nouveau les fondements de son édification qui s'effrite au fil du temps devant le regard étonné de ces dernières générations. Les valeurs traditionnelles des cultures occidentales ne sont plus l'étalon quelles étaient.

Aux environ des années 1948 ( quand l'état d'Israël vit le retour des Juifs) les bases du Judéo- Christianisme sont ébranlées par les conflagrations mondiales. Aussitôt apparaissent des engins nucléaires capable de détruire l'humanité entière, les mœurs se libèrent et se déchaînent dans les année 60, la famille explose, c'est le règne de l'individualisme, des égoïsmes exacerbés, la natalité fléchit et son taux est au plus bas. Et pourtant ce n'est que la tête de l'iceberg. L'économie prend la relève et nous assistons a des manipulations honteuses de l'appareil de production pour obtenir toujours plus de profit. La spéculation a reçu ses lettres de créance, non seulement au travers des bourses, mais aussi dans les opérations titanesques contre les monnaies nationales créant des remous financiers qui signifient la ruine de nombreux petits épargnants. Si l'on ajoute a cela la destruction massive d'aliments dans les pays riches et l'élimination des moyens de production ( terres en jachères, vignes et arbres fruitiers arrachés etc... ) pour maintenir les prix au plus haut niveau, le tableau est lamentable, déprimant, la société a ciblé par dessus tout le profit, jetant dans les caniveaux les laissés pour compte, les Rmistes, les SDF et autres victimes à la mode avant l'hiver et qui fondent aux premières chaleurs du printemps.

Il ne s'agit pas de tomber dans la critique facile de notre système actuel, mais d'approfondir les recherches vers la racine de l'arbre de l'homme pour comprendre son évolution.

Mais une chose est sure, si les fruits sont mauvais c'est parce que l'arbre de l'homme naturel n'a jamais été sain. Aucune civilisation humaine n'a donné la solution universelle, elles se valent donc toutes et ne méritent pas qu'on les défendent.

Prenons, d'abord le premier homme avec ses racines traditionnelles Juives, puis nous passerons a son héritière : la civilisation occidentale.

La pensée Juive traditionnelle est fondée sur des concepts hautement moraux. Aucun code de morale de l'Antiquité, n'est aussi solide que les Dix Commandements qui ont été la colonne vertébrale de tout homme ou de toute société qui a recherché des principes d' honnêteté pour produire des hommes de bien. Toutes les œuvres de bien et les progrès de la pensée occidentale à la recherche d'un homme meilleur se réclament de ces concepts antiques. La Torah elle-même, la Loi des Juifs, le définit comme la voie du bien.

Pour en parler il faut se référer a l'éminence du judaïsme, l'un de ses plus grands penseurs, le Rabi Moïse Ben- Mainon( Ramban ou Maimonide ) législateur de la Mishna- Tovak, un monument élevé à la gloire de l'homme et de ses capacités innées. (Bien que Maimonide fut très rapidement remis en question dans le Talmud)

D'après la pensée juive, l'homme exerce le libre choix entre le bien et le mal. L'homme de Dieu est un homme moral, un homme soumis à la Loi de Dieu : ceci est admis définitivement par les juifs qui ne le remettrons plus en question.

Contrairement a la majorité des Rabbins, Maimonide repose l'édifice de l'homme moral, sur une pierre bien spécifique ; la raison. C'est, à l'époque, une innovation dans le domaine de la pensée. On peut dire que Maimonide est un homme de notre temps qui est né trop tôt, au XII ieme siècle.

Toute l'évolution de la pensée en occident, John Locke inclus, se retrouve à l'état embryonnaire chez ce penseur juif qui arrive même à amalgamer, sans grande contradiction, la foi et la raison. Deux concepts antagonistes au cour du Moyen-âge et même jusqu'à Descartes.

Voyons plus précisément la théorie qu'il propose dans son " guide des perplexes " : " La base de la Loi de Moïse et de ceux qui lui succéderont, a été le droit au libre choix. L'homme agit en accord avec sa propre volonté, tout ce qu'il fait, il le fait parce qu'il veut le faire, en toute connaissance de cause. "

Selon Maimonide, la morale est donc le résultat du libre choix de l'individu entre le bien et le mal. Dès sa naissance l'homme a la capacité de choisir ses idées et penser ses actes. En fait, le seul véritable homme est celui qui a ses propres opinions et agit selon sa volonté. C'est l'essence de l'homme que d'être libre de choisir, en cela, il essaye de ressembler le plus possible a son Créateur.

Tout l'édifice de la pensée de Maimonide repose sur un fondement ( reflété dans la Mishna Torah a la section " Contrition V- 1) qui est la base de la pensée juive : Dieu dit : voici que l'homme est devenu comme l'un de nous, par la connaissance du bien et du mal. ( Genèse3:22). Il ne s'est pas rendu compte que la projection de l'homme dans la tradition juive n'est pas l'homme naturel, mais l'homme divin. En effet le respect et la pratique des préceptes de la Torah, la Loi et les ordonnances de la liturgie religieuse, ne permettent pas à l'homme de s'élever au statut d'Homme de Dieu. Ce verset de la Genèse doit être prit dans son contexte, rappelons qu'à ce moment là, Ève venait de voir que le fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal était précieux pour agir avec clairvoyance, et donc obtenir la connaissance du bien et du mal, elle le prit et le mangea.

De la même façon que l'on admet logiquement qu'un bâtiment construit sur de mauvaises bases finit par s'écrouler, il est tout aussi évident que, pour la même raison, l'humanité se précipite vers sa propre destruction.

Dieu n'a jamais dit que la connaissance du bien et du mal donnerait à l'homme la capacité d'accéder jusqu'à Sa présence. Au contraire, il expulsa l'homme dès lors qu'il mangea de cet arbre. Or l'humanité est fondée justement sur cette capacité à produire des hommes de bien, des hommes moraux. La Bible ne laisse pas l'ombre d'un doute, Dieu expulsa l'homme seulement et exclusivement parce que l'homme mangea de l'arbre de la morale et de l'étique.

Certains s'étonneront et même seront scandalisés par ce qui suit, néanmoins sachez que l'Arbre dont il est question n'est autre que la Morale de l'homme. Il prend racine dans la Raison, son tronc c'est la Loi de Dieu et son fruit c'est le Devoir et la pratique de religions.

Si l'homme n'avait pas péché, il n'aurait pas eut besoin d'une loi pour réprimer ses transgressions. Il aurait put se laisser conduire par un instinct spirituel, l'amitié personnelle et intime avec Celui qui dit : Je suis l'Esprit. Mais l'homme a mangé du fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal a ce moment même il a opté pour une autre échelle de valeur pour mesurer son existence. Il a choisit de discerner par lui même ce qui est bien et ce qui est mal, en délaissant l'aide spirituelle de Dieu. A partir de ce moment , l'homme devient un homme "moral "et non plus spirituel. A l'extrême, un homme qui fait quelque chose de mal, est encore "moral", d'une morale mauvaise, mais somme toute morale.

Les dix commandements que Dieu établit au Sinaï, viennent sanctionner le comportement de l'homme pécheur et dégénéré qui a perdu le nord de toute morale. Ils représentent l'arbre de la mort en opposition avec l'autre arbre du jardin de l'Eden, celui de la vie. C'est ce que confirme le Nouveau Testament quand il affirme que le "ministère de la loi gravé sur la pierre est un ministère de mort" car l'Esprit de Dieu donne la vie, et la Loi donne la mort.

L'homme ne pourra jamais rencontrer Dieu parce qu'il observe une morale, même si celle-ci était basée sur la Loi Divine, car Dieu se montre seulement á l'homme assis au pied de l'autre arbre planté au Paradis, l'Arbre de la vie qui est le Christ , mort pour chacun d'entre nous.

Il faut dénoncer la situation dans laquelle se trouve l'homme honnête de notre temps. Trompé par sa conduite morale, il a bonne conscience car, se sentant justifié, il ne voit pas sa mort spirituelle venir. Toute l'humanité s'est laissé conduire vers la somnolence spirituelle, elle ne s'imagine pas qu'elle devrait chercher la vie ailleurs, tourner désespérément son regard vers un autre horizon plus spirituel.

L'homme naturel possède une conscience basée sur un code étique à partir duquel il raisonne en vue de façonner sa morale, ses coutumes, ses doctrines, ses pratiques religieuses et enfin sa Loi. Quand l'homme prend á cœur de suivre la Loi de Dieu, comme suprême repère de justice, il cherche á faire le bien par ses propres moyens ce qui est justement le contraire de la spiritualité qui repose uniquement sur Dieu. Dans ce cas de figure le "Bien" devient l'ennemi, non pas du "Mal", mais de l'Esprit. Le "bien" est le contraire de l'Esprit, il est synonyme de mort, par conséquent l'homme qui recherche à être "un homme bon" finit par être un homme spirituellement mort. Car la bonté qu'il prétend obtenir ou qu'il finit par obtenir à travers le respect de la Loi de Dieu n'a rien à voir avec l'Esprit.

Le synonyme d'Esprit c'est "La Vie "et cela l'arbre de la mort ne peut pas le produire. Contre toute attente le "Bien" s'avère être l'opposé de "La Vie". Tout homme qui prétend édifier sa Vie intérieure en se basant sur un code du Bien et du Mal, même s'il s'agit des Dix Commandements, se trouve dans une position tragique ou il côtoie la mort jusqu'au moment ou elle l'atteint. Ce n'est pas en vain que le Seigneur dit à Adam :" du jour ou tu en mangeras, tu devras mourir".

Étudions la genèse et la croissance de cet arbre dans l'âme de l'homme qui est au sens figuré la terre. L'arbre pousse dans la terre (l'intérieur de l'homme) en produisant une capacité à choisir le Bien et à rejeter le Mal. C'est ce que l'Antiquité définissait comme la Loi Naturelle dont le premier principe est de faire le bien et d'éviter le mal.

La conscience applique la morale en concédant une satisfaction intérieure à la suite d'une bonne action et des remords pour les mauvaises. Mais ce n'est ni par la conscience ni par la morale que l'on arrive à Dieu et sans Dieu il n'y a pas de vie. Dans sa critique de la raison pure, Kant arrive á la même conclusion : l'homme ne peut connaître le transcendantal, ni arriver à Dieu par la raison.

L'homme au cour de sa vie naturelle passe par plusieurs étapes dans sa recherche transcendantale. Au début, c'est l'enfant qui se forge des principes à partir de ce qu'il reçoit de son environnement immédiat; ses parents, sa terre. Son Ame prend une tournure binaire qui oscille entre deux pôles; le bien et le mal. Il connaît le mal et doit s'en écarter, il sait ce qui est bien et il doit le faire.

Il n'est pas d'homme qui n'ait une conscience, c'est probablement le trait le plus humain et le plus propre à l'homme. Il la garde bien en lui comme un trésor, il en fait son château, son refuge. Dans les sociétés primitives l'élaboration d'un code de moral suit toujours le même processus: au début il apparaît un acte déterminé qui répond á l'étique du bien et du mal d'un individu; puis un autre individu du groupe va répéter cet acte qu'il a observé chez le premier. La Coutume s'installe, le Droit s'établit et ses normes seront respectées par le reste du groupe. Chaque nouvel acte observé correspond a une nouvelle règle qui vient grossir la tradition du groupe. Enfin, il s'établit entre tous les individus d'un même groupe des normes et celui qui transgresse ces normes de la coutume élevée au rang de tradition sera puni. Par la suite les hommes de la ville, c'est á dire les Anciens, vont codifier cette tradition dans une loi écrite.

Cela explique pourquoi tous les hommes ont mangé du fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal. En effet, partant de la Conscience donnée à chaque homme par Dieu, l'individu se débat entre le bien et le mal pour aboutir à une Éthique personnelle ou un code de normes morales. Cette morale intérieure donne naissance á un acte qui par sa répétition se convertit en coutume. Bien vite s'installe la tradition orale qui présage déjà l'élaboration de la Loi.

Quand l'homme fut expulsé du Paradis, il avait élaboré une Éthique (dont la définition académique est: connaissance du bien et du mal) dont le fruit fut le devoir (un impératif catégorique). Il sortit à l'est d'Eden et tout homme primitif qu'il était, il commença á élaborer ses codes de morale, ses villes, ses coutumes, la Tradition.

Ces traditions culturelles allaient dégénérer à tel point en aberration morale que Dieu dut intervenir dans l'Histoire et donner à l'homme un code éthique au Mont Sinaï, la Loi de Dieu. Une loi qui définit, selon Dieu, ce qui est bien et ce qui est mal. Cette fois-ci c'est Dieu qui donne ses propres références qui sont immuables. Quand Il dit ; "tu ne commettras pas de meurtre", Il définit le mal. Quand Il dit ;"honore ton père et ta mère", Il définit un bien.

Le "tu ne convoiteras pas" codifie le mal de convoiter, et le "tu aimeras ton prochain" codifie le bien. Encore une fois tout ceci produit le même fruit que le premier arbre, c'est  à dire le devoir.

Dieu n'avait-il pas dit ..."du jour où tu mangeras de cet arbre, tu devras mourir"?. Nous ne pouvons croire que Dieu ai mis quelque chose de mauvais dans le cœur de l'homme, pas plus que dans le Paradis, d'autant que les Saintes Écritures disent que la Loi de Dieu est Sainte, donc la loi ne peut être mauvaise, car elle est bonne.

Les Écritures disent aussi que celui qui recherche La Vie au travers du respect de la Loi, avec son Éthique, le Bien et le Mal qui sont une même chose par rapport à l'Esprit, celui-ci mourra, car personne jamais ne pourra respecter tous les commandements. Or la Loi précise; maudit celui qui ne respecte pas tous les commandements. Les Juifs ont 613 commandements qui forment la Loi et la Tradition : leur Morale.

N'oublions pas que Jésus a été tué par les Juifs en application des préceptes contenus dans la Loi de Dieu. L'arbre de la Loi de Dieu condamne á mort déjà depuis la Genèse..."tu devras mourir". Les Juifs ont appliqué la Loi de Dieu en exécutant le Christ sur la croix. Pourtant Il était venu pour donner la Vie. mais la Loi ne donne pas la Vie sinon une Éthique pour un homme pécheur qui est mort spirituellement et le restera tant qu'il sera sous l'emprise de la Loi et non sous la Grâce du Christ.

La Loi dévoile le péché, elle le dénonce, mais elle ne propose pas la Vie. Quand un homme pèche ("se trompe") il se produit une situation nouvelle : deux fautes se propulsent vers son Âme. La première produit la mort spirituelle qui se traduit par la sensation qu'il ne peut plus rester en présence de Dieu, cette faute fait que l'homme perde la Vie, entendez la vie spirituelle. La seconde qui est la conséquence de l'acte réalisé, produit une sanction physique ou psychique, car la Loi de Dieu est un code pénal. (voir Deutéronome ,chapitre 28 )

C'est pour cette raison que les Juifs orthodoxes disent, avec raison, que par la Loi il se produit la Rédemption des péchés. En effet, la Loi de Dieu apporte une solution à l'homme en état de péché pour avoir violé la Loi. Il peut se repentir et présenter des sacrifices rituels a travers les sacerdotes du temple. Tous ces moyens sont proposés pour éviter une mort physique, une peine physique qui correspondent à la condamnation. Il s'agit donc exclusivement de rédemption de la sanction du code pénal de dieu appliquée à la chair, rappelons-nous Caïn qui tua son frère, Dieu apposa sur son front un signe pour lui permettre de voyager sans être mis á mort par les hommes qu'il rencontrerait. Ce signe représente dans le cas d'Adam après avoir péché, la tunique de peau dont Dieu le revêtit. Il fallait couvrir la faute. Mais est-ce que la faute est couverte ou pardonnée ? Adam une fois couvert de la tunique fut expulsé du Paradis, c'est á dire de la présence de Dieu, donc, bien que couverte sa faute était maintenue; mort spirituellement, il pourrait vivre physiquement. C'est la conscience de l'homme qui tue l'amitié personnelle avec Dieu, car l'homme est resté Homme Naturel, homme éthique, homme de loi, homme de la terre.

Il est donc clair que la Loi de Dieu, exposant maximum de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, ne produit que ..."tu devras mourir"

Par contre la Vie, le Salut ont atteint l'homme par une seule voie qui n'était pas la "morale" fut-elle celle de Dieu, mais la mort du Christ exigée en paiement. Sans laquelle l'homme n'aurait jamais reçu La Vie en lui. Mais au préalable l'homme doit se défaire de sa nature morale, de la semence du bien et du mal qu'il y a en lui, de son éthique qui le mènent á la mort. Le Christ qui est essentiellement Vie, ne nous apporte pas une morale de vie, même pas celle de Dieu, car toute morale, même celle du Dieu très haut, la plus grande, était déjà écrite dans la conscience humaine et dans la Loi donnée par Dieu aux hommes.

Le Christ nous apporte l'Esprit qui par le Sang et l'Eau, nous donne une "nouvelle Vie". L' épître de Jean, dans le Nouveau Testament, dit que ces même trois, l'Esprit, le Sang et l'Eau, apportent leur témoignage à la terre.

L'Esprit, c'est la Vie. Le Sang, c'est le Salut, œuvre exclusive du Christ. L'Eau représente le baptême que doit recevoir l'homme naturel pour que meurt sa "vieille nature" soumise a la morale, pour effacer tout souvenir de cette morale et de son éthique personnelle. Car l'homme éthique s'aime lui-même et le Christ dit que nous devons avoir horreur de notre nature même. Paul parlant en Parole de Dieu vient à dire que toutes ces œuvres de religion et de morale, il les considère comme immondes.

L'ancien pacte de Dieu avec les hommes se base sur la Morale : une morale que Dieu proclame et déclare à la race humaine car c'est elle même qui réclame un code de conduite. Le futur historique de l'homme se déroule tel un fleuve tortueux et lent dans des méandres tragiques et horribles. Tel un Sisyphe condamné à remonter la pente encore une fois et encore, l'homme naturel essaie en vain de se satisfaire de l'eau de sa tradition, mais le fleuve est sec, il ne donne pas la Vie. Il faudra bien l'admettre, la Loi de Dieu qui commence par un commandement contre l'idolâtrie et se termine par "tu n'envieras pas" ,ne contient absolument pas le moindre signe de Vie, c'est le "ministère de la condamnation".

L'homme, méprisant à ses débuts, a tourné le dos à l'Arbre de la vie pour baser ses fondements sur le fruit de sa propre raison, sur le code de morale qui nous accompagne jusqu'à la mort. Non content de son exploit, l'homme développe une capacité remarquable pour légiférer sans arrêt se donnant de nouvelles lois à tout moment; peut importe si la dernière contredit la précédente, il s'agit d'accommoder la loi à notre convenance, si nécessaire ce qui était sanctionné par la peine de mort hier, est devenu légal aujourd'hui. Il n'y a plus aucune limite à cette majorité d'âge que l'homme s'est octroyée et utilise pour se justifier.

Alors que le droit hébreu sanctionne l'adultère avec la peine de mort, la société a savamment détourné le principe en un droit au mariage à l'essai, satisfait ou remboursé. C'est comme pour une chemise, il faut l'essayer avant de l'acheter, si après essayage elle ne vous convient pas vous pouvez en essayer une autre et ainsi de suite. Le contraire est aussi possible, alors qu'un acte était autorisé hier, il est poursuivi en "justice" aujourd'hui. Les preuves de cette affirmation se trouvent dans a la disposition de tout- un - chacun, dans la législation de nos sociétés modernes. L'ultime excuse de l'homme avide de se permettre ce qu'il convoite, est de déclarer que "tout change" "tout avance" et qu'il faut bien s'adapter, comme si les lois de la nature pouvaient changer, d'ailleurs de temps en temps la Nature rappelle l'homme à l'ordre par l'une de ses démonstrations de force, tel un mouvement sismique ou un cyclone, toujours de la même nature, car eux ils n'ont pas changés.

Il en est de même avec la Loi de Dieu, elle ne change pas, elle est la même hier, aujourd'hui et pour l'éternité. Ceci prouve que l'homme, même l'homme de bonne volonté qui s'efforce, n'a pas la Vie en soit. C'est une vieille dispute entre Dieu et l'humanité, car l'homme n'a jamais voulu se défaire de "sa raison", de "sa morale personnelle", de "sa liberté".

Le résultat de la loi est donc la connaissance du bien et du mal, bref, la connaissance du péché. Alors que le Christ nous offre la Vie, fruit de l'Arbre de la vie qui est bien loin de la Loi humaine et de la soumission à la Loi. Lui, il nous propose la Grâce qu'il a payée d'avance par son Sang, les fruits de cet arbre ne se produisent pas à l'ombre de l'arbre de la religion. L'invitation aux homme de Dieu est toujours : "sorts de ton pays, de ta famille et de la maison de ton père vers le pays que Je te ferai voir".