ÉLIE 1

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ÉLIE, LE PRÉCURSEUR.

...l'ami de l'époux se tient là et l'écoute. Jean 3 : 29

Le texte proposé, 1 Rois 16 : 29 jusqu'à 17 : 24, envisage une grande réforme qui se prépare pour l'humanité. Pour ce faire, doivent apparaître les réformateurs. Ce sont des hommes qui vont à contre courant des systèmes établis. Le prototype biblique qui est, sans conteste, Élie, car il reçoit avec souplesse les directives de Dieu et se prépare á rétablir le Corps du Christ, le peuple de Dieu.

Les Évangiles annoncent cette réforme avant la venue du Christ. Il est dit, en effet "Élie viendra d'abord et il rétablira toute chose". C'est ce qui, une première fois, se produisit avec Jean Baptiste qui venait annoncer et mettre en marche une réforme définitive des hommes de foi, de leur façon de côtoyer Dieu en toute amitié. Nous savons aujourd'hui que le monde n'est plus le même depuis ce changement de cap. Il apparaît une notion nouvelle ; le repentir annoncé par Jean Baptiste. Dieu espère que l'homme se repentisse, Il demande une "metanoïa", un changement radical de la pensée intime de l'homme pour arriver à devenir Fils de Dieu, un nouvel homme.

Cet  homme nouveau, ne pouvait plus espérer être agréable a Dieu à travers l'obéissance de la loi de Moïse qui oblige à observer des normes strictes que jamais personnes n'a réussit à pratiquer dans sa totalité.

Avec l'arrivée du Christ, Jean Baptiste annonce que l'amitié personnelle avec Dieu s'obtient par la foi en Christ et son Sang versé pour la rémission de tous les péchés. Le Christ ouvre une nouvelle voie, celle de l'amitié personnelle avec Dieu qui avait été fermée aux hommes, jusqu'à cette annonce. En effet une fois expulsé de la présence de Dieu, Adam se retrouva dehors du Jardin de l'Eden et Dieu disposa des êtres spirituels pour garder le chemin qui mène à l'arbre de la vie ; Dieu lui-même. Depuis lors tout homme qui osa se présenter en présence de Dieu, vêtu de son homme naturel connaisseur du bien et du mal, mourut irrémissiblement.

Jean Baptiste, comme Élie d'ailleurs, est un précurseur, plutôt qu'un simple prophète car il ne se limita pas à réclamer le respect de la loi en vigueur à ce moment là, il annonce une nouvel loi, une loi révolutionnaire sans comparaison avec le déjà vu.

Le Message d'Élie fut adéquat au temps du roi Acab, autant qu'a celui de Jean Baptiste, il est toujours aujourd'hui. Il fait la différence avec tout ce que nous connaissons. C'est une réforme, une nouvelle façon d'approché Dieu pour le servir. Nous sommes loin du respect de la pratique religieuse dans l'hypocrisie.

Le projet de Dieu fait apparaître un précurseur à divers moments de l'histoire de l'humanité pour promouvoir la réforme de l'individu, de son homme intérieur, afin de réformer tout le corps du Christ. Cette réforme, bien que visant l'ensemble des hommes de foi, doit se faire individuellement dans chacun des membres de ce corps. Ce n'est pas une œuvre de groupe, mais bien l'œuvre que chacun de nous doit réaliser en lui, indépendamment des autres, d'autant que chaque homme est conditionné par l'époque où il vit. Pour coller a notre époque, notre époque spirituelle préparée par Dieu, il faut rester vigilant pour programmer en nous les nouvelles configurations aptes à nous faire accéder aux réalités spirituelles d'aujourd'hui.

Le texte qui suit révèle cette nouvelle configuration pour l'édification du précurseur de notre temps. L'homme que Dieu espère retrouver en chacun de nous, " sa terre promise", notre homme intérieur. Ce sont les prémices d'une réforme intime pour mieux connaître les profondeurs de l'amour de Dieu qui réside en Christ, seul capable de nous mener à la plénitude de "fils de Dieu".

Le revers de la médaille viendra de la foule des hommes de religion qui s'opposeront à ce message rénovateur, entraînés par l'inertie de la tradition et des coutumes. Si l'homme est conservateur par nature, il l'est encore plus au sujet de sa façon de vivre la foi. C'est ce qui explique que les Juifs se soient opposés au message nouveau annoncé par Jean -Baptiste, non pas que ce message soit mauvais mais seulement parce qu'il est nouveau, inconnu donc suspect.

A l'époque d'Élie, le scénario était le même, le peuple avait une tradition de pratiques, Dieu envoie alors un précurseur pour changer les formes, c'est toujours lui qui envoie les réformes.

Aujourd'hui, avant que toute chose soit rétablie selon les prophéties, l'homme doit réformer son intérieur.

La première partie qui suit s'occupe de la formation ou Genèse de l'homme précurseur, ensuite viendra une partie dédiée à la réforme elle-même, celle que Dieu a préparée pour nos jours présents et à venir.

LES CLÉS OU CODE DANS LES TEXTES BIBLIQUE :

" Akhab, fils d'Onri, devint roi sur Israël, la trente-huitième année du règne d'Asa, roi de Juda. Akhab fit ce qui est mal aux yeux du Seigneur, plus que tous ses prédécesseurs. Et comme ce n'était pas assez pour lui d'imiter les péchés de Jéroboam, fils de Nevath, il prit pour femme Jézabel, fille d'Ethbaal, roi des Sidoniens et il alla servir le Baal et se prosternera devant lui. Il bâtit un autel pour le Baal dans la maison qu'il lui avait construite à Samarie.

Akhab fit un poteau sacré, il continua à agir de façon à offenser le Seigneur, le Dieu d'Israël, plus que tous les rois d'Israël qui l'avaient précédé. De son temps, Hiel de Béthel fortifia Jéricho, au prix d'Aviram, son fils premier-né, il en posa les fondations, et au prix de Gouv, son cadet, il en fixa les portes, selon la parole que le Seigneur avait dite par l'intermédiaire de Josué, fils de Noun.

Élie, le Tishbite, de la ville de Galaad, dit a Akhab  "Par la vie du Seigneur, le Dieu d'Israël au service duquel je suis, il n'y aura ces années-ci ni rosée, ni pluie, sinon à ma parole". La parole du Seigneur fut adressée à Élie  "Va-t'en d'ici, diriges-toi vers l'Orient et caches-toi dans le ravin de Kerith qui est a l'Est du Jourdain. Ainsi tu pourras boire au torrent et j'ai ordonné aux corbeaux  te ravitailler là-bas."

Il partit et agit selon la parole du Seigneur, il s'en alla habiter dans le ravin de Kerith qui est a l'Est du Jourdain. Les corbeaux lui apportaient du pain et de la viande le matin, du pain et de la viande le soir et il buvait au torrent. Au bout d'un certain temps, le torrent fut à sec, car il n'avait pas eu de pluie sur le pays.

La parole du Seigneur lui fut adressée "Lèves-toi, va à Sarepta qui appartient à Sidon, tu y habiteras, j'ai ordonné là-bas à une femme, à une veuve, de te ravitailler". Il se leva, partit pour Sarepta et parvint à l'entrée de la ville. Il y avait là une femme, une veuve, qui ramassait du bois. Il l'appela et dit "Va me chercher, je t'en prie, un peu d'eau dans la cruche pour que je boive!"

Elle alla en chercher. Il l'appela et dit "Va me chercher, je t'en prie, un morceau de pain dans ta main". Elle répondit " Par la vie du Seigneur, ton Dieu je n'ai rien de prêt, j'ai tout juste une poignée de farine dans la cruche et un petit peu d'huile dans la jarre quand j'aurais ramassé quelques morceaux de bois, je rentrerai et je préparerai ces aliments pour moi et pour mon fils, nous les mangerons et puis nous mourrons. Élie lui dit "Ne crains pas! Rentre et fais ce que tu as dit, seulement avec ce que tu as, fais-moi d'abord une petite galette et tu me l'apporteras, tu en feras ensuite pour toi et pour ton fils. Car ainsi parle le Seigneur, le Dieu d'Israël "la cruche de farine ne se videra, la jarre d'huile ne se désemplira, jusqu'au jour où le Seigneur donnera la pluie à la surface du sol." Elle s'en alla et fit comme Élie avait dit, elle mangea, elle, lui et sa famille pendant des jours. La cruche de farine ne se tarit pas et la jarre d'huile ne se désemplit pas, selon la parole que le Seigneur avait dite par l'intermédiaire d'Élie.

Voici ce qui arriva après ces événements: le fils de cette femme, la propriétaire de la maison, tomba malade. Sa maladie fut si violente qu'il ne resta plus de souffle en lui. La femme dit à Élie" Qu'y a-t-il entre moi et toi, homme de Dieu? Tu es venu chez moi pour rappeler ma faute et faire mourir mon fils". Il lui répondit " Donnes-moi ton fils!" Il le prit des bras de la femme, le porta dans la chambre haute où il logeait, et le coucha sur son lit. Puis il invoqua le Seigneur en disant " Seigneur, mon Dieu, veux-Tu du mal même à cette veuve, chez qui je suis venu en émigré, au point que tu fasses mourir son fils?  Élie s'étendit trois fois sur l'enfant et invoqua le Seigneur en disant " Seigneur, mon Dieu, que le souffle de cet enfant revienne en lui!" Le Seigneur entendit la voix d'Élie, et le souffle de l'enfant revient en lui, il fut vivant. Élie prit l'enfant, le descendit de la chambre haute dans la maison, et le donna à sa mère. Élie dit  "Regarde ! Ton fils est vivant." La femme dit a Élie " Oui, maintenant je sais que tu es un homme de Dieu et que la Parole du Seigneur est vraiment dans ta bouche."